21
MAI
2015

Chacun son rythme…

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Il est 7 heures et mon réveil personnel de 87 cm me fait remarquer qu’il est grand temps de se lever en criant : « Papa, l’est plus dodo ! papaaaaaaaaaa ?!!! ».
J’avais espéré éponger ma fatigue du travail et surtout du week-end prolongé et de ses nombreux excès, mais ça semble raté. Après une trentaine de bâillements et l’irrésistible envie de me recoucher une dizaine de fois, j’entame un troisième café. Et là, une illumination machiavélique m’apparait… je propose alors à mon fils de nous rendre à la ludothèque.
J’échafaude et peaufine mon plan durant le trajet en voiture : je joue un peu avec lui, une fois qu’il est lancé, je m’installe sur un des fauteuils en lui faisant coucou, puis, mine de rien, je ferme les yeux en prenant l’air de quelqu’un qui réfléchi, et ainsi, je pourrai gagner quelques précieuses minutes de sommeil.
Une fois sur place, la première partie de mon plan se déroule sans accroc. Nous découvrons avec plaisir que les espaces de jeu ont changé. Nous nous installons tout d’abord autour d’un beau circuit de train en bois avec des petits bonshommes magnétiques, et en plus, disséminés ça et là, des petits boutons pour faire des bruits électroniques.

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Puis, nous essayons le jeu de construction que je trouve très amusant. Nous avons construit une voiture de course et un monte-charge.
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Enfin, sur l’ilot trône un tapis représentant une ville. Nous faisons quelques tours de rond point à l’envers (on peut le faire car il n’y a pas de voiture de police, donc aucune chance de se faire arrêter…) avec de jolis véhicules en bois avant de faire quelques gros œuvres avec la grue et autres engins de travaux.

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C’est à ce moment que je passe à la phase deux de mon superbe plan. Tout roule, mon fils joue tranquillement. Je m’éloigne un peu, un coucou, je m’éloigne, encore un coucou. Enfin, je tombe sur la banquette et me laisse aller comme un flamby démoulé dans une assiette. Un coucou à mon fils et hop, il joue, tout va bien, je prend un air soucieux et mes yeux se ferment. Soudain, un bruit étourdissant me sort de la douce torpeur qui m’envahissait : dans l’espace bout de chou, à quelques pas de moi, deux enfants brandissent des cloches et les remuent avec ardeur pour faire le plus de bruit possible. Je découvre avec horreur plein d’autres instruments bruyants tout proche d’eux et susceptibles eux aussi d’être agité dans un brouhaha frénétique. Et là, c’est le cauchemar, mon fils, et quelques autres enfants, accourent pour secouer eux aussi leurs cloches. ça semble d’ailleurs être un code d’appel entre eux car ils sont de plus en plus nombreux à venir faire du tintamarre avec des xylophones, triangles et autres maracas. Si jamais on me redit que la musique adoucit les mœurs… GRRRR
C’est raté pour dormir, nous rentrons au bout de deux heures, mon fils a testé toutes les cloches une à une en venant à 10 cm de mes oreilles à chaque fois en me disant « t’as vu papa, c’est la colche ! ».
Je suis toujours très fatigué avec, en plus, un mal de tête carabiné. Qu’est-ce que je pourrai bien trouver pour dormir un peu discrètement…
Christophe

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Ludothécaire à Saint-Julien-en-Genevois

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